Une veille Vinted qui travaille pour une asso.
Pour Les Robins de la Rue, qui aide les personnes sans abri : être prévenu dès qu'un article utile apparaît sur Vinted à petit prix, sans passer ses journées à chercher.
Le besoin : l'association achète sur Vinted des articles utiles aux personnes à la rue, comme des sacs à dos de randonnée à moins de 10 €. Les bonnes affaires partent vite, et surveiller l'application à la main prend des heures. La réponse : un robot qui vérifie Vinted toutes les 12 heures pour chaque critère et envoie un email avec la photo et le lien dès qu'une nouvelle annonce correspond.
Le problème
Une bénévole de l'association repère sur Vinted des articles qui serviront aux personnes accompagnées. Le critère est simple, par exemple « sac à dos de randonnée, moins de 10 € », mais l'exécution ne l'est pas : il faut ouvrir l'application plusieurs fois par jour, refaire les mêmes recherches, et les meilleures annonces sont souvent déjà vendues.
Ce qui a été construit
- Une page de gestion très simple, pensée pour une utilisatrice non technique : gros texte, fort contraste, grands boutons. On y ajoute un critère (mot-clé et prix maximum), on le met en pause, on le modifie ou on le supprime.
- Une vérification automatique toutes les 12 heures pour chaque critère.
- Une mémoire de tout ce qui a déjà été vu : une annonce n'est signalée qu'une seule fois. Au premier passage d'un nouveau critère, les annonces déjà en ligne sont mémorisées sans déclencher d'alerte, pour ne pas noyer la boîte mail.
- Un email par nouveauté, avec la photo, le titre, le prix et un bouton qui ouvre directement l'annonce.
Les obstacles, et comment ils ont été levés
Vinted bloque les robots. Les recherches lancées depuis un serveur sont refusées par sa protection anti-robots, ce qui a été testé et confirmé. La collecte des annonces passe donc par un service spécialisé dans ce type d'extraction, piloté depuis l'application.
Le coût réel ne correspondait pas à l'intuition. Chaque vérification a un coût fixe, même quand il n'y a rien de nouveau. Avec une vérification toutes les 30 minutes, le coût mesuré approchait 60 $ par mois et par critère. En passant à une vérification toutes les 12 heures, il est tombé à environ 2,40 $ par mois et par critère : le crédit gratuit mensuel du service, 5 $, en couvre deux.
Les emails arrivaient en indésirables. Le premier service d'envoi a été bloqué, le second acceptait les messages sans jamais les remettre. L'envoi passe désormais par un troisième service, qui remet bien les messages.
Ce que ça montre
Une automatisation utile n'a pas besoin d'être grosse. Elle doit faire une chose précise, coûter ce qu'elle rapporte, et rester utilisable par la personne qui s'en sert tous les jours. Si vous refaites à la main la même recherche ou la même vérification plusieurs fois par jour, c'est exactement ce type de chaîne qu'il faut regarder. Voir aussi l'automatisation de processus métier.
Vous surveillez quelque chose
à la main ?
Des prix, des annonces, des stocks, une boîte mail : décrivez-moi ce que vous vérifiez sans cesse. Je vous dis si ça s'automatise et pour combien.